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La transparence

INTRODUCTION

Heureusement notre monde évolue, et aujourd’hui un certain nombre de consommateurs, se préoccupent d’avantage des qualités écologiques et durables de leurs achats textiles que du prix. Le marché du textile se développe et suit évidemment la tendance en proposant notamment de plus en plus de produits à base de coton bio par exemple. Mais est ce que coton bio rime forcément avec produit sain et écologique ? Est-ce réellement suffisant ?

LE ROLE DU CONSOMMATEUR

Actuellement, rien ne garantit au consommateur que le vêtement qu’il achète a été produit dans de bonnes conditions. Il y a un manque de transparence sur ce qu’on achète. Les labels bio ou commerce équitable sont une bonne indication, mais concernent la matière première comme le coton. Mais il n’existe pas de label « social » pour indiquer que l’ensemble d’un vêtement est produit convenablement, en raison de la complexité des chaînes de production, et leur éclatement dans plusieurs pays.

Il faut admettre que l’alternative existe, mais elle est encore mince. Les boutiques de petits créateurs se trouvent généralement dans les centres-villes des très grandes villes, donc pas à la portée de tous, et surtout de toutes les bourses.

C’est encore au consommateur de se renseigner sur le caractère éthique ou responsable du produit qu’il veut acheter. Il peut poser la question en magasin par exemple, mais aussi sur les réseaux sociaux.

Notre réel pouvoir, à la disposition de tous et de toutes les classes sociales est moins un pouvoir de consommateur qu’un pouvoir de citoyen ! Il tient dans notre capacité à faire pression et à interpeller les marques. En considérant vraiment nos achats comme des bulletins de vote pour le monde que l’on souhaite. Bref, se considérer comme un citoyen avant d’être un consommateur…

LE PRIX

Comme pour la nourriture, les très petits prix sont en général mauvais signe. Ils s’inscrivent dans un modèle de production (petit prix et dizaines de collections par an ou mauvaise qualité) qui se fait nécessairement au prix de l’exploitation de la main d’œuvre. Ces entreprises font pression sur les coûts de production, c’est-à-dire le salaire et les conditions de travail des employés des ateliers, pour pouvoir vendre moins cher. Un T-shirt à 5, 10 ou 15 euros se fait nécessairement au détriment de ceux qui le fabriquent.

Attention, si acheter peu cher est très souvent mauvais signe, malheureusement l’inverse n’est pas vrai, vous pouvez mettre 100 € dans un T-shirt couture signé par un grand créateur qui ne sera pas forcément produit dans des conditions en accord avec vos valeurs.

Le secret ? Acheter moins, mais mieux.

La première des choses à faire est de poser la question de ses besoins, résister au marketing de la « fast-fashion ».Et donc aux pulsions d’achat inutiles et qui nous conduisent à acheter à un prix d’appel qui parait bas, mais qui est en fait très élevé au regard de leur piètre qualité.

En achetant un produit VGTL vous privilégiez des pièces de meilleure qualité, prévues pour être conservées longtemps, et qui auront donc davantage de valeur !

Des labels qui font la différence

Si vous souhaitez que les producteurs respectent certains critères environnementaux, sociaux et sanitaires,  sachez reconnaître quelques labels. Plusieurs dizaines de labels existent. Beaucoup ne s’intéressent qu’à des critères environnementaux, les autres privilégient les aspects sociaux.

Parmi ceux-ci, on citera Max Havelaar qui garantit notamment une rémunération supérieure aux producteurs. Aussi l’écolabel européen qui garantit que les impacts environnementaux tout au long du cycle de vie sont limités, y compris pour des fibres synthétiques. Mais aussi Bio Partenaire qui garantit le respect conjoint de critères bio et équitables. Deux labels sont particulièrement intéressants, car assez complets sur les tableaux écologiques et sociaux : le Label Global Organic Textile Standard (GOTS) et le label Oeko-Tex« Confiance textile.

Global Organic Textile Standard (GOTS)

Le Label Global Organic Textile Standard (GOTS) est issu de l’harmonisation du cahier des charges de sept acteurs internationaux historiques reconnus dans leur pays. C’est un label fiable qui prend en compte des critères environnementaux, sociaux et sanitaires. Le label garantit l’origine biologique des fibres utilisées. Il assure également qu’aucun produit toxique (métal lourd, solvant halogéné ou aromatique, formaldéhyde, enzyme OGM, etc.) n’a été utilisé au cours des étapes de production et de transformation du textile. Le chlore est interdit pour blanchir, les colorants sont très réglementés. Le référentiel retient également des critères sociaux basés sur les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT). En résumé, ce label garantit que le cycle de fabrication n’est pas à l’origine de rejets toxiques, que les vêtements ne contiennent pas de substances toxiques et que les travailleurs sont respectés, c’est le plus complet !

OIT (Organisation Internationale du Travail) / ILO

Cette organisation st l'équivalent d'un syndicat international des travailleurs, celui ci n'est évidemment pas aussi puissant que les syndicats locaux de chacun des pays, lui même encadré par un code du travail (existant ou pas). Mais il permet néanmoins d'établir des standards internationaux des bonnes pratiques. Et comme il ne peut rien imposer, sauf si on choisit de suivre ses indications, il permet de s'assurer q'une usine qui l'a choisit veut faire avancer les choses socialement. Ce code de bonne conduite s'intitule: Les règles du jeu: Une brève introduction aux normes internationales du travail (Edition révisée 2014).

Destinée à un large public, cette publication révisée offre une introduction aux normes internationales du travail, examinant leur importance dans le contexte actuel de la mondialisation de l’économie. Elle précise les thèmes traités par les normes ainsi que la manière dont leur application est assurée et contrôlée. Enfin, elle contient des indications permettant de trouver des informations complémentaires sur les normes internationales du travail.

Cet ouvrage a été publié une première fois en 2005 afin d’aider les mandants traditionnels de l’OIT ainsi que les non spécialistes et le public en général à mieux comprendre la nature et le contenu des conventions et recommandations de l’OIT, la mise en œuvre et le contrôle des normes internationales du travail, de même que leur importance dans le contexte actuel de la mondialisation.

Une première révision a été réalisée en 2009 à l’occasion de la publication d’une seconde édition. Il a été jugé souhaitable de réviser cette seconde édition afin d’intégrer les instruments normatifs récemment adoptés, en particulier la recommandation sur le VIH et le sida de 2010, la convention sur les travailleuses et travailleurs domestiques de 2011, la recommandation sur les socles de protection sociale de 2012 et le protocole et la recommandation de 2014 relatifs à la convention sur le travail forcé. Il apparaissait également important de prendre en compte l’entrée en vigueur de la convention du travail maritime, 2006, ainsi que de mettre en perspective le rôle essentiel des normes internationales du travail dans le contexte de la crise mondiale actuelle de l’emploi. Il est à espérer que cette nouvelle édition, qui coïncide également avec le 95eme anniversaire de l’OIT, permettra une diffusion encore plus large des activités normatives de l’Organisation.

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FAIR WEAR FOUNDATION

C’est une association non commerciale à laquelle peuvent adhérer des marques, distributeurs et producteurs de vêtements pour s’engager dans un processus vérifié et transparent d’amélioration des conditions de travail dans les unités de confection de leurs filières d’approvisionnements.

MADE IN BANGLADESH

Vous vous souciez de savoir où sont fabriqués vos vêtements et vous avez bien raison, c’est pourquoi chez VGTL, nous sommes fiers de vous expliquer comment nous soutenons une économie sociale et écologique, même en se fournissant au BANGLADESH.

Le « designed in France » n’indique rien des conditions de production. Ça veut simplement dire que les vêtements sont conçus ici, mais ils peuvent avoir été fabriqués dans des ateliers partout dans le monde. Il faut donc être vigilant et bien distinguer le « made in » du « designed in ».

Le « made in Europe » n’est pas non plus une garantie de production éthique. En Roumanie, Bulgarie, Macédoine ou Pologne, certaines femmes gagnent des salaires qui ne leur permettent pas de vivre décemment, sans législation, ni organisation syndicale pour les protéger suffisamment.

Le « made in France », offre de meilleures garanties ; on peut considérer que le droit du travail protège suffisamment les travailleurs et surtout qu’il est possible d’engager une action syndicale pour défendre ses droits.

Le « made in » est une appellation plutôt floue, en soi. Elle peut n’indiquer que la dernière étape de production, ou la plus significative. Or la dernière étape de la fabrication n’est pas nécessairement la plus importante, par exemple, nous avons deux étapes de productions chez nous. La confection et la teinture se font au BANGLADESH, puis l’impression, la broderie ou la personnalisation sont finies en France. Nous aurions donc la possibilité de remplacer nos étiquettes MADE IN BANGLADESH par du MADE IN France.

En effet, l’étiquette ignore tout des autres étapes de la production (confection, teinture etc.). Au lieu de cela, nous choisissons la transparence et nous préférons expliquer pourquoi nous préférons soutenir une économie dans un pays comme le BANGLADESH dont 80% des exportations (donc des ressources extérieures) est liée à l’industrie du textile. Tout en faisant en sorte avec des labels, associations indépendantes et organisations internationales que les conditions de travail et de production soient améliorées au maximum, afin de correspondre à des standards décents de travail et de rémunération.

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