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Végétarisme : vieux concept....

Hervé C

Posté le Mars 30 2019

Végétarisme : vieux concept....

Chers lecteurs,

NON, le végétarisme n'est pas né d'une génération spontanée de jeunes filles post-ado en rupture familiale ou d'un groupuscule sectaire de bio néo bobos qui s'imposeraient des restrictions alimentaires et comportementales pour compenser intellectuellement un néant consumériste illimité. Ou encore de gaucho écolo rêveurs ! Le phénomène est bien plus ancien et plus profond.

OUI, le végétarisme existe depuis très longtemps et soyez fiers de porter haut le respect de la vie animale et part de-là de notre terre. Le dédain affiché pour nos idées véganes, de la classe politique dominante nous motive et nous renforce.

Même si l'histoire contemporaine  a connu les sacrifices du temple, les combats d’animaux dans les arènes  romaines et plus récemment le philosophe français Descartes qui conceptualisait l'animal-machine, l'histoire du végétarisme est traçable depuis l'antiquité et ces penseurs universalistes.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1a/Kapitolinischer_Pythagoras_adjusted.jpg

Et peut être le plus grand d'entre eux, le grec Pythagore. Ce mathématicien, astronome, musicien et certainement parmi les premiers diététiciens qui eut le courage de se mettre en danger  en s'opposant au fêtes sacrificielles animales dédiées aux dieux de l'olympe, une pratique sacralisée par les sociétés antiques.

Mais pour conclure en apothéose au respect animal, je choisirai un texte plus récent que ceux de Pythagore, un texte poétique profond qui aujourd'hui encore résonne en nous et interpelle.

Voici en entier le magnifique plaidoyer, vieux de plus de 2000 ans, du poète latin Ovide, contemporain de Jésus, dans Les Métamorphoses :

« Abstenez-vous, mortels, de souiller vos corps de mets abominables. Vous avez les céréales, vous avez les fruits, dont le poids fait courber les branches, et, sur les vignes, les raisins gonflés de jus ; vous avez des plantes savoureuses et d’autres que la flamme peut rendre douces et tendres ; ni le lait, ni le miel, qu’a parfumé la fleur du thym, ne vous sont interdits ; la terre, prodigue de ses trésors, vous fournit des aliments délicieux ; elle vous offre des mets qui ne sont pas payés par le meurtre et le sang. Ce sont les bêtes qui assouvissent leur faim avec de la chair, et encore pas toutes car les chevaux, les moutons et les bœufs se nourrissent d’herbe. Il n’y a que les animaux d’une nature cruelle et féroce, les tigres d’Arménie, les lions toujours en fureur, les loups, les ours, qui aiment une nourriture ensanglantée. Hélas ! Quel crime n’est-ce pas d’engloutir des entrailles dans ses entrailles, d’engraisser son corps avide avec un corps dont on s’est gorgé et d’entretenir en soi la vie par la mort d’un autre être vivant ! Quoi donc ? Au milieu de tant de richesses que produit la terre, la meilleure des mères, tu ne trouves de plaisir qu’à broyer d’une dent cruelle les affreux débris de tes victimes, dont tu as rempli ta bouche, à la façon des Cyclopes ? Tu ne peux, sans détruire un autre être, apaiser les appétits déréglés de ton estomac vorace ? »

Go végan les amis.

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